World Social Forum 2024 (WSF) a success in Nepal

Ronald Cameron, Quebec

The World Social Forum (WSF) 2024 in Kathmandu was a great success. For many members of the WSF International Council (IC), it was the WSF that gave new hope to alter globalization movements around the world. According to the Nepalese organizing committee, a total of 50,000 participants turned up on the forum’s website, if we calculate the number each day. UN Secretary-General Antonio Guterres sent a message of solidarity.

Numerous participants and remarkable diversity

More than 1,400 organizations from six continents and 98 countries were present. 400 activities were recorded, and over 60 declarations expressed the commitment of networks from all over the world to work towards another, fairer and more just world.

If the numbers were there this time, so too was the diversity of participants, particularly at the WSF’s opening march on February 15. There were people from the worlds of labor, agriculture, and peasantry, citizens’ organizations, trade unions, women’s organizations, LGBTQI, indigenous groups, various ethnic communities, and different social movements.

This success was due above all to Nepal’s social organizations and movements. The social forum dynamic was well entrenched in the Nepalese social landscape, and the local organizing committee took full advantage of this reality.

Less international participation

Foreign participation was lower. Organizations have fewer resources, and the virtual world fills many international coordination needs. Hosting a major international event is becoming more problematic in economic and environmental terms, and more complex in terms of logistics. We probably won’t be seeing rallies like those held in Brazil in the first decade of the 2000s any time soon.
For social movements across the globe, this success is as much an encouragement as a marker of what’s possible. The reality of mobilization may be less significant, but the challenge of mobilizing and networking internationally remains crucial.

Social forums every year

The next WSF will take place in 2026 in Benin, Africa. This was the main decision taken following WSF 2024 at a review meeting of the WSF International Council. Another bid had emerged, that of Colombia. It’s only a postponement.

However, other thematic world social forums are continuing. In Bolivia, the Pan-Amazonian Social Forum – FOSPA – will take place from June 12 to 15. It aims to prepare for international mobilization in the run-up to COP 30 in Brazil. In Colombia, the World Social Forum on Transformative Economies will take place in October 2024 in Cali, in synchronization with COP 16 on biodiversity. In 2025, a World Social Forum on Intersections will be held in Montreal in the first half of June.

A challenge for education in global citizenship

The success of WSF 2024 lies not only in the event itself but also in the whole dynamic of raising awareness of social and environmental justice issues in Nepal and elsewhere. Challenges in education have preoccupied social movements mainly in the South Asian region, and have been less visible in terms of international participation. The success of the event, however, is helping to restore the importance of global citizenship education issues, a key field of adult education today.

Among ICAE’s affiliated groups, the Consejo de Educación Popular de América Latina y el Caribe (CEAAL) has made an important political and organizational contribution. CEAAL took part in various panels and workshops on Palestine, feminist issues, international solidarity, and popular education and citizenship. General Secretary Rosy Zuñiga represented CEAAL at the WSF IC meeting and played an important role in supporting the event.

ICAE was unable to be physically present but supported the event politically by registering as an organization. ICAE is grateful for the work CEAAL has done for this WSF.

The challenge of organizing resistance

With the success of Nepal, social movements and networks, citizens, and alterglobalists will now be invited to concern themselves with organizing resistance and taking up anti-systemic mobilizations so that “another world is possible”. How can we create events that mobilize the younger generation of activists? How can we encourage networking and strengthen the coordination of transnational initiatives? These are important questions for renewing the global social movement process.
In this respect, two initiatives stand out: the International Coalition to Stop Genocide in Gaza and the International Anti-Fascist Conference in Brazil. In this work, convergence is fundamental if we are to regain the initiative in the current situation. That’s why we’re calling on you to take part in the Intersections FSMI 2025, which aims to bring together different social issues.

Succès du FSM 2024 au Népal

Ronald Cameron

Le Forum social mondial (FSM) 2024 de Katmandou fut un grand succès. Pour nombre de membres du Conseil international (CI) du FSM, il s’agit du FSM qui permet de redonner espoir aux mouvements altermondialistes dans le monde. Selon le comité organisateur népalais, ce sont 50 000 participant.es qui se sont présentés au total sur le site du forum, si on calcule le nombre chaque jour. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a envoyé un message de solidarité.

Une participation nombreuse et une diversité remarquable

Plus de 1400 organisations de six continents et de 98 pays étaient présentes. 400 activités ont été enregistrées et plus de 60 déclarations ont exprimé l’engagement des réseaux du monde entier à travailler à la réalisation d’un autre monde, plus équitable et plus juste. 

Si le nombre fut au rendez-vous cette fois-ci, il en va tout autant de la diversité des participant.es, notamment lors de la marche d’ouverture du FSM le 15 février. Il y avait des gens du monde du travail, agricole et paysan, des organisations citoyennes, des syndicats, des organisations de femmes, LGBTQI, des groupes autochtones, diverses communautés ethniques et différents mouvements sociaux.

Et ce succès, on le doit surtout aux organisations et mouvements sociaux du Népal. La dynamique des forums sociaux était bien ancrée dans le paysage social népalais et le comité organisateur local a su profiter de cette réalité.

Une participation internationale moins grande

La participation étrangère fut plus faible. Les organisations ont moins de ressources et le virtuel comble beaucoup de besoins de coordination internationale. La tenue d’un grand événement international devient plus problématique au plan économique et environnemental et plus complexe, considérant les exigences accrues au plan logistique. Probablement qu’on ne verra pas de sitôt des rassemblements comme il y en a eu dans la première décennie des années 2000 au Brésil.

Pour les mouvements sociaux un peu partout sur la planète, ce succès est un encouragement tout autant qu’un repère du possible. La réalité des mobilisations pouvant être moins importante, il n’en reste pas moins que le défi de mobiliser et de réseauter au plan international demeure crucial.

Des forums sociaux à tous les ans

Le prochain FSM aura lieu en 2026 au Bénin en Afrique. Ce fut la principale décision qui fut prise à la suite du FSM 2024 lors d’une réunion bilan du Conseil international du FSM. Une autre candidature s’était manifestée, celle de la Colombie. Ce serait que partie remise.

Toutefois, d’autres forums sociaux mondiaux thématiques se poursuivent. En Bolivie, le Forum Social PanAmazonien — FOSPA aura lieu des 12 au 15 juin prochain. Il doit préparer une mobilisation internationale en vue de la rencontre de la COP 30 au Brésil. En Colombie, le Forum social mondial sur les économies transformatrices aura lieu en octobre 2024 à Cali, en synchronisation avec la COP 16 sur la biodiversité. En 2025, un Forum social mondial des intersections aura lieu à Montréal dans la première quinzaine du mois de juin.

Un défi en éducation à la citoyenneté mondiale

Le succès du FSM 2024 ne tient pas seulement à l’événement, mais aussi à toute la dynamique de prise de conscience des enjeux de justice sociale et environnementale au Népal et ailleurs. Les défis en éducation ont préoccupé les mouvements sociaux surtout de la région d’Asie du Sud et ont été moins visibles au plan de la participation internationale. Le succès de l’événement participe toutefois à redonner aux enjeux de l’éducation à la citoyenneté mondiale une importance accrue, un champ de l’éducation des adultes de première importance actuellement.

Parmi les groupes affiliés d’ICAE, on doit mentionner l’importante contribution du Consejo de Educación Popular de América Latina y el Caribe (CEAAL), au plan politique et organisationnel. Le CEAAL a été présent dans différents panels et ateliers portant sur la Palestine, sur les enjeux féministes, sur la solidarité internationale et aussi en éducation populaire et à la citoyenneté. La secrétaire générale Rosy Zuñiga a représenté le CEAAL à la réunion du CI du FSM et a joué un rôle important pour soutenir l’événement.

ICAE n’a pas été en mesure d’être présent physiquement, mais a soutenu politiquement l’événement en s’inscrivant comme organisation. ICAE est reconnaissant du travail que le CEAAL a joué pour ce FSM.

Le défi d’organiser la résistance

Avec le succès du Népal, les mouvements sociaux et les réseaux, citoyens et altermondialistes seront invités dorénavant à se préoccuper d’organiser la résistance et à reprendre les mobilisations anti-systémiques pour qu’un «autre monde soit possible». Comment créer des événements qui permettent de mobiliser les jeunes générations militantes? Comment favoriser le réseautage et renforcer la coordination des initiatives transnationales? Ce sont là des questions importantes pour renouveler le processus mondial des mouvements sociaux.

Sur ce plan, deux initiatives retiennent notre attention : la Coalition internationale pour arrêter le génocide à Gaza et la Conférence internationale antifasciste au Brésil. Dans ce travail, les convergences sont fondamentales pour reprendre l’initiative dans la conjoncture qu’on connait. C’est pourquoi l’appel est lancé à participer au FSMI 2025 des Intersections, qui a pour but de favoriser la jonction entre différents enjeux sociaux.

Le 19 mars 2024

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